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Histoires de Viareggio

Les peintres du Carnaval

Pourquoi pouvons-nous faire n’importe quelle couleur sur une seule pièce ? La réponse n’est pas la nôtre. C’est celle de Viareggio.

· 1 min de lecture

Quand nous disons que nous pouvons réaliser n’importe quelle couleur (RAL, Pantone ou NCS, même sur une pièce unique, sans minimum de commande), la question raisonnable est de savoir pourquoi nous, oui, et d’autres, non.

Dans cette ville cohabitent deux industries qui ont un rapport obsessionnel à la couleur, et aucune des deux n’est la robinetterie.

La première, ce sont les chantiers de mégayachts. Peindre une coque, c’est travailler sur des surfaces immenses, avec des tolérances esthétiques qui n’admettent pas une ombre, et avec des cycles qui doivent résister à la mer pendant des années. À Viareggio, c’est un métier qui se transmet.

La seconde, c’est le Carnaval. Les chars sont des structures hautes jusqu’à vingt mètres, construites de zéro chaque année, peintes à la main dans toutes les teintes imaginables et emmenées dans la rue en hiver, sous la pluie. Ceux qui les peignent sont habitués à deux choses : la grande échelle et la couleur qui n’existe pas dans le nuancier. S’il faut une teinte qui n’existe pas, on la fait.

Autour de ces deux industries s’est développé un tissu de peintres qui n’a pas d’équivalent dans le reste de l’Italie. Ce sont les mêmes à qui nous nous adressons.

C’est pourquoi une teinte spéciale sur une pièce unique, chez nous, est une demande normale et non une exception à négocier. Non pas parce que nous sommes plus flexibles que les autres, mais parce que nous avons les bons fournisseurs à dix minutes en voiture.

La géographie, parfois, compte plus que la stratégie.

Vous avez une question technique ?

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